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La démocratie n'est pas une nouveauté pour les pays africains, comme l'a rappelé le président devant l'assemblée de l'UA

La démocratie n'est pas une nouveauté pour les pays africains, comme l'a rappelé le président devant l'assemblée de l'UA

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Par le biais d'un discours très africaniste, le président équato-guinéen - organisateur du 23e sommet de l'Union africaine - a rappelé aux pays occidentaux que le développement du continent africain est irréversible. Obiang Nguema Mbasogo a parlé très clairement pour signaler que les grandes institutions internationales doivent être justes dans l'ordre mondial : « L'idiosyncrasie africaine ne doit pas admettre les impositions étrangères. Le monde doit être régi par de nouveaux concepts de transparence, de démocratie et de droits de l'homme, sans ingérences étrangères ».

 

- « C'est un grand honneur pour la République de Guinée équatoriale d'accueillir ce sommet dans un moment particulièrement crucial où les pays du monde doivent se mettre d'accord pour trouver des solutions aux problèmes difficiles de la sécurité, les dangers du changement climatique, la famine et la pauvreté qui touchent le monde actuellement. En souhaitant la bienvenue la plus chaleureuse aux dignitaires du continent africain et aux invités spéciaux, en espérant qu'ils profiteront de l'hospitalité, nous avons l'espoir que cette rencontre constitue un point d'inflexion dans la revitalisation de l'Union africaine », a déclaré le chef d'État de la Guinée équatoriale au début de son discours d'ouverture du 23e sommet.

En plus de souhaiter la bienvenue aux participants, Obiang Nguema Mbasogo a révisé les engagements assumés à l'occasion de ce sommet pour travailler dans le développement de l'agriculture et l'émergence de l'Afrique : « Nous ne pouvons pas parler de développement de l'Afrique s'il n'existe pas un développement agricole qui évite la dépendance permanente des importations des articles de consommation. L'Afrique doit investir massivement dans le développement agricole pour sa propre transformation, afin d'accélérer la croissance et d'augmenter la productivité ».

- « L'Afrique ne doit pas se contenter de sa dépendance actuelle du monde développé », a également déclaré le président, qui a parlé de manière très directe et incisive qu'il est nécessaire que les instruments et les organismes internationaux soient justes avec le continent africain : « L'Afrique doit poser à nouveau ses relations avec le monde développé pour réduire la brèche de son accès au développement. Nous devons nous rendre compte que l'Afrique souffre d'un néocolonialisme subtil. Si nous analysons, par exemple, le sujet de la parité économique, nos monnaies n'ont jamais expérimenté la réévaluation qui serait nécessaire sur la base de la croissance de nos pays. Au contraire, des mesures d'évaluation permanentes ont été adoptées et une stagnation de la parité est constatée, qui ne respecte pas la croissance économique des États africains, tandis que le contrôle économique de l'Afrique est géré par les pays développés. L'Afrique souffre également un néocolonialisme concernant le gel des prix des matières premières de base et les barrières protectionnistes imposées dans le commerce international ».

Le président, lors de son discours clairement panafricaniste, a également parlé de la tentative de domination occidentale en ce qui concerne les valeurs culturelles du continent et dans la recherche continue de l'ingérence politique : « Ce qui alimente également la dépendance de l'Afrique par rapport à l'Occident, c'est la tentative de remplacer les valeurs des cultures africaines par celles qui règnent dans le monde occidental. Nous devons rappeler à ces pays que la démocratie n'est en rien une nouveauté pour les peuples africains. La démocratie a été pratiquée depuis des siècles dans nos sociétés, sur la base des valeurs positives de notre cohabitation, qui ont engendré la paix et la bonne cohabitation de nos peuples ».

- « Nous devons nous rendre compte que l'Afrique est plongée dans un processus de développement démocratique qui est désormais irréversible. C'est une évolution qui doit être adaptée à la réalité de l'idiosyncrasie africaine, qui ne doit pas admettre les contraintes étrangères », a également manifesté le président. « L'Afrique est consciente des difficultés trouvées pour établir une coopération avec les partenaires traditionnels de l'Occident, qui puisse satisfaire ses besoins de base. Le temps des empires coloniaux, après les grandes guerres, est entré dans l'histoire et le monde doit être régi par de nouveaux concepts de transparence, de démocratie et de droits, sans avoir des ingérences étrangères ».

- « Il est temps que nous révisions les monopoles de l'économie sous le masque dénaturé de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui n'ont pas offert d'aide visible aux pays africains », a également précisé Obiang Nguema. « Nous croyons qu'il faut revoir le fonctionnent du système des Nations Unies, afin qu'il satisfasse tous les États et qui ne soit pas la plate-forme pour ceux qui souhaitent mettre à jour leur agenda d'ingérences. De même, nous devons donner priorité à la coopération Sud-Sud, pour nous sortir de notre stagnation, car c'est cette coopération qui respecte les principes d'égalité et de réciprocité ».

Obiang Nguema Mbasogo a terminé son discours en souhaitant les meilleurs succès aux participants au 23e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UA.

Texte : Inés Ortega.

Photos : Clemente Ela Ondo Onguene (D. G. Base Internet).

Bureau d’information et de presse de Guinée équatoriale.

   
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